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Situé dans la périphérie
directe de Saint-Louis, à 25km au sud,
le parc national de la Langue de Barbarie est
relativement petit mais il permet aux visiteurs
pressés de faire une excursion d’une demi-journée
au lieu de partir un jour complet (minimum) dans
le parc
du Djoudj plus loin au nord. La Langue de
Barbarie est un isthme, c'est à dire une
étroite bande de terre qui sépare le fleuve Sénégal
de l’Océan Atlantique sur plusieurs kilomètres.
De nombreux hôtels sont installés dans la partie
nord de la Langue de Barbarie qui est hors du
parc national. C'est la fameuse zone de l'Hydrobase
d'où décollait Jean Mermoz à la grande époque
de l'Aéropostale. Une visite du parc en pirogue
est relativement intéressante notamment pour ceux
qui n'ont préalablement pas visité
le Djoudj. Les oiseaux (notamment les pélicans)
sont innombrables. Les phacochères et autres gigantesques
varans peuplent également ce petit sanctuaire
de nature si proche du centre-ville
de Saint-Louis.
Mais
le parc est aujourd'hui en sursis. En effet, pour soit-disant
lutter contre les risques d'inondation à Saint-Louis,
une brèche de 4 mètres a été
ouverte le 3 octobre 2003 en plein milieu de la Langue
de Barbarie. Cette brèche s'est élargie
de 200 mètres en trois jours seulement ! Six
mois plus tard, c'est un trou béant de 800 mètres
qui laissait passer les eaux du Sénégal
devenant de fait la nouvelle embouchure du fleuve...
Le résultat est qu'aujourd'hui
l'ancienne embouchure est en train de s'ensabler : elle
est inexorablement condamnée à brève
échéance à se "colmater"
complètement. Tout l'ancien cours du fleuve situé
en aval de la brèche est donc en train de se
transformer en lagune. La prochaine étape après
l'état lagunaire étant l'ensablement complet
et définitif, on comprend que le parc national
de la Langue de Barbarie va voir sa nature, son biotope
complètement modifié. Les milliers d'oiseaux
qui y nichent et les oiseaux migrateurs qui s'en servent
d'étape entre le Djoudj
et le Saloum vont donc pour certains devoir trouver
un autre lieu de séjour....
Photo aérienne à
droite (Google
Earth) : la brèche creusé dans la
Langue de Barbarie
Dans le même temps les structures
touristiques et hôtelières situées
sur l'Hydrobase sont elles aussi handicapées
voir menacées de disparition : l'eau boueuse
et chargée de déchets du fleuve se déverse
à côté de la zone hôtelière
au lieu de se déverser comme jadis très
loin à l'ancienne embouchûre. Ainsi la
mer, déjà dangereuse pour la baignade,
est en plus devenue sale. La plage à certaines
périodes de l'année se trouve recouverte
de déchets et de végétaux flottants
charriés par le fleuve. De plus, l'accès
terrestre permettant de se balader vers le sud de la
Langue de Barbarie en chameau, à cheval, en quad
ou à pieds est donc désormais coupé
par la brèche.
Pour finir, les populations des villages
du Gandiolais situés en face de la brèche
ont vu leur activité de maraîchage complètement
détruite par les marées d'eau salée.
Plusieurs
études réalisées par des
géologues sénégalais et internationaux
(plus compétents on s'en doute que les
nazes qui ont décidé et executé
l'ouverture de la brèche) montrent qu'à
brève ou moyenne échéance
c'est toute la zone qui va être en péril.
Comme à Djiffer
dans le Saloum, le sud de la Langue de Barbarie
va peu à peu disparaître et toute
la partie continentale protégée
jadis par cette bande de terre va se retrouver
à la merci des marées. Il en résultera
des inondations régulières et une
disparition totale des activités agricoles
du Gandiolais. Plus grave, la ville de Saint-Louis,
loin d'être sauvée des inondations
peut désormais être victime de la
conjonction d'une crue exceptionnelle et d'une
haute marée. La salinité autour
de l'île Saint-Louis, classée Patrimoine
Mondial de l'Humanité, ayant considérablement
augmenté, les fondations des bâtiments
situés sur les berges sont rongées
par le sel.
Photo ci-dessus à gauche :
les jeunes pélicans sont particulièrement
visibles sur les îles de ponte du parc
Parmi les ressources disponibles vous pouvez consulter
l'étude de Boubou Aldiouma SY intitulée
«L’ouverture de la brèche de la Langue
de Barbarie et ses conséquences, approche géomorphologique».

Ce risque de disparition ou de bouleversement
du parc est d'autant plus triste que, malgré
sa taille, son intérêt pour le tourisme
et la sauvegarde des espèces est primordiale.
Créé en 1976, le Parc National de la Langue
de Barbarie s'étend au niveau de la mer sur près
de 2000 hectares constitués par la zone estuarienne,
des marigots et des îles sableuses accueillant
une biodiversité rare dans cette partie du Sahel
: pélicans gris et blancs, mouettes à
tête grise (3000 couples), goëlands railleurs
(2000 couples) et autres laridae (sternes royales, hansel,
naines, caspiennes et fuligineuses), vanneaux éperonnés,
rapaces (balbuzards pêcheurs, milans noirs), dendrocygnes
veufs, aigrettes garzettes et dimorphes et nombreux
échassiers migrateurs rendent ce parc ornithologique
indispensable à la biodiversité.
Quelques photos d'oiseaux parmi
ceux que vous croiserez dans le parc :

Goéland railleur |

Mouette à tête grise |

Pélicans (gris et blancs) |

Calao |

Youyou |
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Vanneau éperonné |

Dendrocygne veuf |

Sterne caspienne |

Héron cendré |

Flamant rose |
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Merle métallique |

Tisserin gendarme |

Sterne Hansel |

Sterne naine |

Balbuzard pêcheur |
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Milan noir africain |

Martin-chasseur pygmée |

Le héron pourpré |

Echasse blanche |

Oedicnème du Sénégal |
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Quelques photos d'autres animaux
observables dans le parc :

Tortue verte |

Tortue luth |

Tortue caouanne |

La hyène tachetée |

Le varan |
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La mangouste |

Le chacal |

Le phacochère |

Chauve souris roussette |

Python sebae |
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Voir
des dizaines de photos de la langue de Barbarie
Cette
réserve ornithologique s’étire sur
une quinzaine de kilomètres pour une largeur
d'un kilomètre séparant la rive continentale
du fleuve Sénégal de la côte atlantique.
Le littoral du parc est constitué de dunes retenues
par de très nombreux filaos. Il est le lieu de
ponte de prédilection pour de nombreuses tortues
marines de différentes espèces dont la
tortue verte (Chelonias mydas), la tortue caouanne
(Caretta caretta) et l'immense tortue luth (Dermochelys
coriacea), la plus grosse tortue du monde.
La végétation, outre
les filaos, est constituée de patate à
Durand (Ipomoea pes-caprae), plante rampante
couvrant les dunes, de l'aquatique Alternanthera
maritima, d'une espèce de chiendent (Sporobolus
spicatus) et de plantes succulentes telles que Sesuvium
portulacastrum. C'est une végétation
typique des côtes du Sahel (le parc reçoit
en moyenne 300mm de pluie par an pour une température
moyenne annuelle de 27°C).
Photo ci-dessus à gauche
: les filaos bordent une grande partie de la côté
du parc
En outre, plusieurs zones résiduelles
de mangrove constituant l'habitat exclusif de certaines
espèces animales sont encore visibles mais elles
sont en danger.
Le parc ne souffre heureusement pas
du braconnage (pas d'espèces à braconner...)
mais le budget alloué à sa conservation
(quelques milliers d'euros par an), l'équipe
réduite de gardes forestiers qui veillent à
sa protection et le changement de biotope dû à
l'ouverture de la brèche en plein milieu de l'isthme
montre qu'il n'est pas une priorité pour les
autorités sénégalaises.
La
visite s'effectue en pirogue (on pouvait se rapprocher
beaucoup plus du parc par la route avant l'ouverture
de la brèche). La plupart des hôtels
de Saint-Louis peuvent vous organiser une
visite mais vous pouvez également vous
adresser au syndicat d'initiative de la ville.
Il est interdit d'accoster sur la Langue de Barbarie
pour ne pas abîmer les pontes et les nichées
et pour ne pas effrayer les oiseaux mais depuis
la pirogue, avec un bon guide, vous pourrez reconnaître
de très nombreuses espèces.
Photo aérienne à
droite : le sud du parc avec à gauche l'océan
séparé du fleuve (à droite) par
l'étroite Langue de Barbarie (Google
Earth).
La descente en pirogue demeure en tous
cas un émerveillement. Le silence absolu à
peine troublé parfois par le bruit d'un envol
massif de pélican ou le glatissement d'un rapace
n'égale que la beauté de la nature environnante
et des petits hameaux villageois animés situés
sur la rive gauche du fleuve. A l'approche des îlots
utilisés par les oiseaux pour nidifier, vous
prendrez conscience du nombre impressionnant de volatiles
qui ont élu domicile ici le temps d'un hivernage
ou d'une vie...
>> Coordonnées géographiques du
parc national de la Langue de Barbarie : 15°55 N,
16°30'W
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La Résidence
(+221
339 61 12 60 Port : +221 776 38 33
14 Fax : +221 339 61 12 59
 
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| TARIFS : Chambre single
à 27600CFA (42.08€)*, chambre double à 34200CFA
(52.14€)*, * à partir de.
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| Le grand standing de Saint-Louis
! Richard Borhinger, et le reste de l’équipe du
film «Les Caprices du Fleuve» ont choisi de résider
là-bas. Ce n’est pas un hasard. La déco est irréprochable.
Très «début du siècle», c’est un hommage à la mer.
Vous pouvez également aller y boire un coup dans
le bar (super design, c'est un de nos lieux de prédilection).
Un endroit plein de charme en plein centre-ville.
L'établissement gère également un campement "Océan
et Savane" sur la langue de Barbarie et organise
via son agence Sahel Découverte la plupart des excursions
dans la région. Rue Blaise Diagne. |
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L'Hôtel
de la Poste
(+221
339 61 11 18 Fax : +221 339 61 23 13
 
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| TARIFS : Chambre single
à 27600CFA (42.08€)*, chambre double à 34200CFA
(52.14€)*, * à partir de.
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| Place de Lille (juste après
le pont Faidherbe, et... de la Poste !). C’est ici
que Mermoz résidait lors de ses haltes dans les
fabuleux périples qu’étaient les liaisons de l’Aéropostale.
L’hôtel de standing a vu plusieurs travaux améliorer
le confort tout en conservant l’âme de l’établissement.
La piscine au bord du fleuve et le restau-bar «le
Flamingo» sont le complément idéal de cet hôtel
de référence. Les prix des chambres (climatisées,
SDB, TV et téléphone) sont raisonnables pour un
hôtel de ce standing. L'établissement gère également
le Campement de la Langue de Barbarie, le premier
de la zone (10.600CFA la single à 15.600CFA la double). |
Voir
également les autres hébergements de la Langue
de Barbarie et les excursions possibles
Voir
des dizaines de photos de la langue de Barbarie
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